Quelques jours après les évenements, voici un compte rendu de la compétition organisée par l’Anneau du Rhin, la Drift Cup, qui a eu lieu samedi 22 septembre 2007 durant le festival annuel du circuit. Pour une première, l’organisation était un peu dépassée par les évenements mais la compétition s’est finalement très bien déroulée, avec une bonne quarantaine de participants tout de même !
Habitués à rouler de jour et par temps sec, les conditions noctures et humides nous ont quelque peu dérouté car les repères étaient totalement différents de ceux pris durant les séances d’entrainement. Néanmoins, nous avons passé avec succès les qualifications à la onzième place.
Nous avons ensuité échoué en huitième de finale après un « one more time » des plus intenses face à une BMW rouge (325i E36) : « le plus beau battle de la soirée » d’après bon nombre de spectateurs. Finalement, le podium de cette édition 2007 de la Drift Cup est le suivant :
Diagramme des battles : (nous portions le numéro 18)

Les vidéos de nuit n’ayant rien donné d’exploitable, voici deux passages filmés le dimanche après-midi, où nous avons participé à une démo de drift pour le public, ainsi que des baptêmes de drift pour les bénévoles des associations impliquées dans l’organisation du festival :
Pour finir, nous tenons à remercier tous les membres de la S-R-Team de nous avoir aidé et soutenu bénévolement lors de l’organisation de ce festival : Alex, Lolo, Seb, Seb et Seb et j’en oublie !
En marge du drift, une nouvelle catégorie de sport auto commence à faire son petit bonhomme de chemin. Très en vogue au Japon et en Angleterre, le Time Attack consiste à être le plus rapide sur circuit, tout simplement. Différentes catégories existent, selon la transmission ou encore la suralimentation. Pour vous faire une idée de ce que cela peut donner, voici un petit tour dans une Subaru de 700 ch sur le circuit de Brands Hatch. Attention, ça envoie…
L’intégralité de cette épreuve de Time Attack anglaise a été filmée et montée par Clashproduction et sera diffusée sur Motors TV vendredi 28 septembre à 19:25.
Rediffusions :
C’est demain soir, samedi 22 septembre 2007, qu’aura lieu la compétition de drift sur l’Anneau du Rhin. Dernière séance d’essais libre ce soir à 19h pour les compétiteurs. Nous y serons avec notre S13 ainsi que celle de Lob pour quelques tours de piste avant le jour J.
Si vous n’avez rien suivi à la Drift Cup, c’est par ici que ça se passe.
Bye (ça veut dire ciao en anglais).
Dans le cadre du festival annuel de l’Anneau du Rhin, nous exposons actuellement notre Nissan 200SX dans le centre commercial Cora de Colmar Houssen, face au magasin Micromania, aux côtés de la Skyline de Steve et la Ferrari de François Rinaldi. Notre voiture sera présente sur les lieux jusqu’au jeudi 20 septembre ; elle rejoindra ensuite son garage pour une courte nuit avant d’attaquer la dernière session d’entrainement sur le circuit de l’Anneau du Rhin, puis la Drift Cup des trois frontières le samedi 22.
Voici quelques photos prises sur le vif ce soir même, au moment de l’installation des véhicules. Si vous passez sur cette page après avoir vu notre voiture de drift, c’est que cette exposition porte ses fruits ! Merci à vous qui vous intéressez à notre projet !
Comme vous l’avez certaiment lu, nous sommes à la recherche de sponsors et partenaires pour nous soutenir en compétition pour 2008. Sponsoriser une association à l’avenir prometteur, dans un sport jeune et dynamique vous intéresse ? Contactez-nous pour en discuter !
Il reste une semaine presque jour pour jour avant l’ouverture de la Drift Cup sur le circuit de l’Anneau du Rhin.
Petit rappel, l’Anneau du Rhin organise chaque année un festival portes ouvertes, pretexte à de nombreux événements et animations : coupe de France des circuits, nuit du tuning, motos, sessions libres sur circuit, etc. Cette année, c’est une première, une compétition de drift aura lieu le samedi soir.
Cette compétition de drift sera jugée à la manière du D1GP et se décomposera donc en une phase de qualifications (top 16), puis des battles. A l’heure où j’écris ces lignes, 23 pilotes sont d’ores et déjà engagés, dont 12 français, 8 suisses et 3 allemands. Gageons que d’autres inscriptions auront lieu avant la date fatidique !
Plus d’infos :
Voici une bande annonce spéciale « Toyota Cresta » pour les French Drift Series. Toujours réalisée par Clash Production, cette bande annonce couvre la troisième manche du championnat 2007, qui s’est déroulée sur le circuit de Brignoles le 26 août.
Cette Toyota Cresta appartient à un concurrent du championnat, David Roze, alias OnoFF qui est le vainqueur de cette manche. C’est une voiture qui n’existe qu’au Japon et qui a été importée pour la compétition. Munie du moteur 1JZ-GTE de Toyota (2.5 litres passé en mono-turbo), elle sort plus de 400 chevaux aux roues arrières.
Diffusions de la troisième manche des FDS sur Motors TV :

Déterminer qui a le style de conduite le plus cool.
Le D1 Grand Prix désigne le championnat de drift de référence dans le monde. Tel le patinage artistique, il est jugé sur le style et non pas au chronomètre. Le drift est le style de conduite qui consiste à glisser tout en ayant le contrôle du vehicule à de très hautes vitesses (il n’est pas rare de voir des pilotes attaquer une courbe en glisse à plus de 180 km/h).
Drifter est difficile, cela demande un certain talent, de la technique et beaucoup d’entrainement. Lors du D1 Grand Prix, des pilotes de drift talentueux, principalement japonais (mais les temps changent…), s’affrontent. Tel un championnat du monde de Formule Un, le D1 Grand Prix se déroule sur plusieurs manches (sept) et plusieurs circuit. Réservées au Japon à ses débuts, certaines manches ont récemment eu lieu en Angleterre.
La première phase d’une manche de D1 Grand Prix est une épreuve de qualifications, où les juges s’efforcent de tenir compte des compétences du pilote et non pas des capacités de sa voiture.
De 80 à 100 pilotes engagés, il n’en restera que 32.
Une manche de D1 Grand Prix commence toujours par une séance de qualifications. La participation est limitée aux pilotes possèdant une licence D1. Cependant, le top 10 du moment est exempté des qualifications. Les 10 meilleurs drifteurs du championnat sont en effet qualifiés d’office. Les pilotes sont jugés seuls durant trois passages en solo. La meilleure note des trois passages est gardée (les notes sont sur cent points). L’attribution des points est basé sur :
Les 22 meilleurs et le top 10 peuvent maintenant concourir pour le premier round des battles (duels). Les qualifications ont lieu habituellement la veille du premier round d’une manche de D1GP.

De 32 pilotes vers 16 pilotes pour le Tsuisô.
Au total des 32 pilotes qualifiés, on en dénombre 22 qui ont réussi les qualifications, et le top 10 qualifié d’office. Ces 32 pilotes participent au premier round de notre manche du D1GP. Le déroulement de ce premier round est identique aux qualifications : les pilotes passent seuls sur la piste à trois reprises, l’un après l’autre. Cependant, par rapport aux qualifications, le niveau est souvent plus élevé, et le spectacle d’autant plus intéressant car l’enjeu est réel et les prises de risques plus fréquentes. Le meilleur passage est retenu, et les pilotes top 16 accèdent ainsi au Tsuisô (course poursuite).

Drift battles : de 16 pilotes vers le vainqueur
La partie la plus intense d’une manche de D1GP commence maintenant. Les duels du Tsuisô donnent lieu à des techniques de drift quasi-parfaites de la part des pilotes allant d’un côté à l’autre de la piste. Tout commence à partir du top 16 établi lors du premier round : le premier affrontera le seizième, le deuxième affrontera le quinzième, etc. jusqu’au huitième contre le neuvième.
Les deux pilotes prenant part à un duel de drift (que nous appelleront par la suite battle) s’élancent d’abord pour un tour de chauffe. Puis, l’un part en tête talonné par le second. C’est à ce moment là que ce dernier doit prouver sa supériorité en driftant mieux que le pilote qui ouvre la route : plus d’angle, plus de vitesse, ou une trajectoire plus proche des points de clipping (points de corde présentés par les juges lors du briefing). Il doit littéralement coller son prédécesseur afin de montrer qu’il le gène dans son drift (cliquez sur le lien pour une vidéo).
Les pilotes inversent ensuite leurs positions : le chassé devient chasseur, et doit à son tour « pousser » son adversaire en montrant qu’il drifte plus vite, avec plus d’angle, ou suivant une meilleure trajectoire.
Lors de chaque passage, les jugent distribuent 10 points entre les deux pilotes. Par exemple, lors d’une parfaite égalité, il y aura 5/5. Si le pilote A prend légèrement l’avantage, il y aura 6/4. Si un pilote sous-vire ou part en tête à queue lors d’un battle, il n’est pas rare que les juges attribuent la totalité des points à son adversaire. Il y aurait alors 10/0.
Après les deux passages, on additionne les points de chaque pilote (par exemple 5/5 + 6/4 = 11/9) pour déterminer le gagnant. S’ils sont ex-aequo après l’addition, c’est parti pour un « re-run » et les pilotes s’élancent pour deux passages supplémentaires jusqu’à ce que l’égalité soit levée. Lors des battles, à l’inverse des qualifications, les jugent tiennent compte des capacités de chaque voiture. Si un pilote avec une excellente voiture n’exploite pas son potentiel, il peut perdre face à un outsider qui ne fait qu’un avec sa monture et en repousse les limites. De même, le pilote en tête a le droit de ralentir volontairement pour gêner son poursuivant ; cependant, s’il ralentit trop et reprend de l’adhérence ou perd de l’angle, le poursuivant obtiendra une meilleure note. Une technique à double tranchant, donc.
Après les 8 premiers battles, 8 pilotes sont éliminés et 8 montent en quart de finale, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un. La répartition des pilotes est faite de telle sorte que le premier du top 16 ne puisse affronter le deuxième que lors d’une éventuelle finale.

Seuls les pilotes du top 16 gagnent des points.
Lors de chaque manche d’un championnat D1GP, tous les pilotes du top 16 (c’est à dire les pilotes retenus pour le Tsuisô) gagnent des points : 20 pour le premier, 18 pour le deuxième, 16 pour le troisième et ainsi de suite jusqu’au dixième qui gagne 2 points. Les pilotes classés onzième à seizième gagnent 1 point.
Le pilote classé premier d’une manche est en toute logique celui ayant gagné tous ses battles. Le deuxième est celui qui aura perdu contre le premier lors de la finale. Les juges délibèrent ensuite pour classer les pilotes du Tsuisô du troisième au seizième.
A la fin de la saison, le pilote ayant cumulé le plus de point au fil des sept manches sera nommé champion.
J’éspère que ces explications vous aideront à mieux cerner les épreuves de drift en tant que spectateur, ou futur compétiteur. Lors d’un prochain article, je rentrerai davantage dans les détails, notament au sujet des critères de notation et de l’attribution des points.
Remerciements à Fabrice (DrifterX) pour ses explications.
Nous avons eu l’occasion de passer notre drifteuse sur un banc de puissance ce week-end, samedi premier septembre 2007.
Le banc que nous avions à disposition est un banc Rotronics, situé au Locle en Suisse, dans une école d’ingénieur. Le rendez-vous était fixé à 7h30 le matin, afin d’avoir le temps de passer toutes les voitures avant midi. Autant dire que j’ai maudit réveil ce jour là !
Cette demie journée de tests était organisée par un ami suisse, l’occasion rêvée pour voir ce que notre 200 SX avait réellement dans le ventre. Le banc disposait d’une soufflerie à 80 km/h, et le test de puissance s’effectuait sur le 4e rapport, d’environ 2000 tours/minute jusqu’au rupteur.
Un grand merci à Mauro et aux autres participants pour cette journée, ce fut très sympathique de rencontrer des passionnés comme vous.
Pour rappel, voici la configuration de notre drifteuse :
Résultats du passage au banc de puissance :
Pour être honnête, nous ne nous attendions pas à un tel résultat ; nous espérions 200 ch maximum. Nous avons certainement sous-estimé l’impact que l’échangeur frontal aurait sur la puissance moteur. En même temps qu’il fiabilise la mécanique en admettant de l’air plus frais dans le moteur, limitant ainsi le cliquetis, il nous apporte un petit paquet de chevaux supplémentaire bienvenus. Les 200 SX RS13 étant données pour 170 ch d’origine (pression de 0.7 bar), nous avons donc gagné 45 ch sans entâcher la fiabilité (avec les conditions d’utilisation que nous lui imposons, je pense qu’il n’y a pas besoin d’épiloguer à ce sujet).
Belle performance pour une mamie de bientôt 240.000 km, non ?
Ci-dessous, la courbe de puissance détaillée, ainsi qu’une photo et une vidéo du passage en question.